Hey hey hey
Ba dee yaaa, say you won't surrender
Ba dee yaaa, to shopping in september
Ba dee yaaa, or your banker will kill you, yeaaaah !

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Oyez oyez, aujourd'hui c'est la rentrée, accompagnée de son traditionnel cortège de bouchons sur la route du boulot dépenses et de frais.
Sans compter ceux qu'on n'avait pas anticipés, les z'impôts z'habituels qui sont également passés, sans oublier les petits nouveaux (Et bam ! la taxe foncière sur le coin du museau... Rappelez-moi déjà pourquoi c'était une si bonne idée d'acheter ?), les échéances de toutes les assurances, quelques craquages imprévus pour les soldes de juillet, une petite prune de stationnement comme cerise (prune, cerise, moua ha ha même pas fait exprès) sur le gâteau, j'ajoute 5, je retiens 2 et je multiplie par l'âge du pitichat pour obtenir...

Une Patate bien proprement essorée.
Avec un découvert abyssal dès le 1er jour de rentrée, sans rentrées (Moua ha ha bis repetita) prévues avant la fin de l'année et un banquier ravi-ravi-ravi-au-lit de tous les agios qu'il va engranger mais quand même chère Dame Patate, ce serait bien d'assainir votre situation financière avant de risquer l'interdit bancaire qui vous pend au nez, je ne peux vous le cacher. Hum hum...

Après avoir vainement essayé de vendre un rein et/ou mes ovaires sur Twitter, j'ai dû me résigner à renoncer à manger jusqu'à la Toussaint à tous les frais superflus, voire à quelques essentiels, pour une durée indéterminée. Même les cadeaux de Nowel sont menacés...
Et donc, poursuivant sur ma lancée d'un mois d'août spontanément frugal (Comme j'avais été bien inspirée !) (Et sans avoir rien su du "no shopping month" lancé par certaines), j'entame un mois de septembre... absolument sinistre.

Ami lecteur, lectrice ma soeur, si toi aussi ton portefeuille pleure quand tu l'emmènes au supermarché, que tu trembles de voir tes chèques rejetés et ton ADSL coupé, que tu songes à vendre ton tubercule pour remplir ton réservoir de gasoil, je te propose d'adhérer au club des fauchés et de me rejoindre sur le chemin de croix du no shopping in september. Le hashtag de ralliement, si tu veux le twitter, ce sera #sinistreseptembre...

Plus qu'un défi, plus qu'une bonne résolution, une nécessité.
Qui implique de remettre les soins dentaires aux calendes grecques, le remplacement du fourmi à la Saint Glinglin, la vie sociale et les "pots après le boulot" à l'année qui vient (Non mais z'avez vu le prix d'un Coca Zero en terrasse ?!) si d'ici là on pense encore à t'inviter, et de reléguer les sorties, le ciné, les restos au statut d'inaccessibles z'étoiles.
Evidemment, il conviendra de fuir les boutiques de greluches, nier les ventes privées, détourner le regard des vitrines, ne rien acheter qui ne soit absolument vital (La bouffe. Et encore, il paraît qu'on peut s'en passer)... Moyennant quoi petit tubercule PEUT-ETRE survivra un mois entier sans son découvert aggraver. Quant à le combler, l'espoir est mince : pas avant la janvier, Pataaaate... Et à condition de continuer une sinistre fin d'année.


Dur dur d'être bébé fauchée !